C’est entre nos mains. La beauté, la joie, prendre soin des mots, de la langue, du réel, de ce qui vit, de ce qui bat sous les membranes ou les peaux, de ce qui est là maintenant devant nous, avec nous, en nous. Avec nos mains, on a construit un four devant le théâtre. Pour se donner du temps long ensemble, celui de l’allumage, du pétrissage et de la cuisson du pain. Avec les artistes, on a aussi fabriqué cette saison. Il y a plusieurs voyages, vers le XIXe siècle, vers le Mexique, la Patagonie, la Pologne, entre les mondes invisibles et visibles. Il y est beaucoup question d’utopie, de trouver d’autres modèles de société, de lieux ressources comme la forêt primaire, de gestes ressources comme l’amitié, la sororité, le commun. Il y est aussi question de ce qui empêche de façon mortifère : le racisme, le viol, l’indifférence. Et il y est aussi question de réappropriation de savoir-faire, d’arpentage du territoire et d’écriture. Dans cette deuxième saison, on souhaite que le feu du four à pain alimente le feu du récit et que le feu du récit nous garde éveillé·es, curieux·ses, inventif·ves, présent·es.
Bienvenue au Théâtre du Loup !